Du sapin au bodhi
4 janvier 2012


« Celui qui n’a pas Noël dans le coeur
ne le trouvera jamais au pied d’un arbre. »
Roy Lemon Smith

Ah non ? Vraiment ?

« Il y a quatre pensées illimitées :
l’amour, la compassion, la joie et l’égalité d’âme. »

Bouddha



Existence
24 novembre 2011

« Votre temps est limité, ne le gâchez pas
en menant une existence qui n’est pas la vôtre.»

Steve Jobs


De la misogynie dans le bouddhisme (et ailleurs…)
25 octobre 2011
Le bouddhisme est souvent présenté comme une philosophie, voire une religion, progressiste et tolérante. Le Dalaï Lama, quant à lui, est considéré comme un être sage, incarnation même de la bonté et de la compassion.

Et pourtant !

Si l'on s'intéresse quelque peu à la condition de la femme dans le bouddhisme, on découvrira bien vite au fil de ses textes fondamentaux et d'autres lectures que, à l'instar des autres religions, le bouddhisme est, lui aussi, empreint de misogynie et de mépris !

Extrait du Canon Pali, un des textes fondamentaux du bouddhisme :

« Aussi le bouddha ne cesse-t-il de mettre ses disciples en garde contre la séduction insidieuse exercée par la femme : "Il faut se méfier des femmes, leur recommande-t-il. Pour une qui est sage, il en est plus de mille qui sont folles et méchantes. La femme est plus secrète que le chemin où, dans l’eau, passe le poisson. Elle est féroce comme le brigand et rusée comme lui. Il est rare qu’elle dise la vérité : pour elle, la vérité est pareille au mensonge, le mensonge pareil à la vérité. Souvent j’ai conseillé aux disciples d’éviter les femmes." »

Extrait de la sûtra du Udayanavatsaraja-parivartah du Maharatnakuta (Conte du roi Udayana de Vastasa) :

« Les femmes peuvent détruire les purs préceptes
Elles s’écartent de l’accomplir des mérites et des honneurs
En empêchant les autres de renaître au paradis
Elles sont la source de l’enfer »

Au sein du bouddhisme, les femmes sont donc reléguées aux niveaux les plus bas des catégories spirituelles.

Mais le mépris le plus odieux est ouvertement exprimé dans certains préceptes de la « Précieuse Guirlande des avis au roi », que le Dalaï Lama (ce saint homme pour certains) cite et approuve dans son ouvrage « Comme la lumière avec la flamme » :

« L’attirance pour une femme vient surtout de la pensée que son corps est pur.
Mais il n’y a rien de pur dans le corps d’une femme.
De même qu’un vase décoré rempli d’ordures peut plaire aux idiots de même l’ignorant, l’insensé et le mondain désirent les femmes.
La cité abjecte du corps avec ses trous excrétant les éléments, est appelée par les stupides un objet de plaisir ».

Voici à présent le témoignage de Tenzin Palmo.

Lorsque Tenzin Palmo se retrouva dans les années quatre-vingt dans le Nord de l’Inde au milieu des réfugiés Tibétains, elle raconte : » L’une des prières principales des Tibétaines a pour objet la renaissance dans un corps d’homme. Elles sont totalement méprisées. C’est tellement injuste. Un jour, je me suis rendue dans un couvent où les nonnes rentraient d’un enseignement donné par un grand lama. Il leur avait dit que les femmes étaient impures et que leur corps était "inférieur" à celui de l’homme. Comment voulez-vous construire une pratique spirituelle authentique lorsque de toutes parts on vous dit que vous n’avez aucune valeur ?
Un jour, j’ai demandé à un grand lama s’il pensait que les femmes pouvaient atteindre l’état de bouddha. Il m’a répondu qu’elles pouvaient presque atteindre cet état, mais qu’à la dernière étape elles devaient prendre une forme masculine pour y parvenir. J’ai alors rétorqué "En quoi un pénis est-il si essentiel pour atteindre l’Éveil ? Qu’y a-t-il de si extraordinaire dans un corps d’homme ?" Puis je lui ai demandé s’il y avait un quelconque avantage à avoir un corps de femme. Il m’a répondu qu’il allait réfléchir à la question. Le lendemain, il est revenu et il m’a dit "J’ai pensé à votre question et la réponse est non, il n’y a aucune sorte de bénéfice à être doté d’un corps féminin". En moi-même, j’ai pensé "L’un des avantages est de ne pas avoir un ego masculin." »

(Source : site "Matière & Révolution")

A la lumière de ce qui précède, peut-on donc considérer le bouddhisme comme une philosophie, ou comme une religion, bien plus ouverte, tolérante et respectueuse, que l'Islam, le Judaïsme ou le Catholicisme ?

Ne nous leurrons pas, dans la quasi totalité des courants religieux, la femme fait toujours l'objet du plus grand mépris. Et si ce ne sont les femmes, ce seront d'autres catégories d'individus (castes, etc...).

Force est de constater, une foi(*) de plus, que les religions (de religare, 'relier') loin de réunir les hommes, n'ont de cesse de les séparer. Et le bouddhisme n'échappe donc pas à cette règle, qu'on le considère comme une religion ou come une philosophie.

Mais, au fait, en est-il vraiment autrement dans nos mouvements occidentaux les plus progressistes et humanistes ?
Prenons la franc-maçonnerie, par exemple, et ses constitutions dites d'Anderson de 1723 :

«  The persons admitted Members of a Lodge must be good an true Men, free-born, and of mature and discreet Age, no Bondmen, no Women, no immoral or scandalous men, but of good Report. &nbsp:»

Traduction :

«  Les Personnes admises comme Membres d'une Loge doivent être des Hommes bons et loyaux, nés libres, et d'un Age mûr et discret, ni Serfs, ni Femmes, ni Hommes immoraux et scandaleux, mais de bonne Réputation.&nbsp:»

Depuis lors, la franc-maçonnerie a heureusement évolué... à l'exception de la franc-maçonnerie dite "régulière" qui survit toujours à l'heure anglaise d'il y a près de trois siècles !

Chez les autres, les francs-maçons non réguliers (aussi appelés "libéraux" ou "adogmatiques") il existe depuis relativement longtemps des loges mixtes, masculines ou féminines au sein desquelles règnent le plus grand respect entre les représentants des deux sexes (du moins en principe) même s'ils préfèrent, pour la plupart, "travailler" séparément :  machos d'un côté, féministes de l'autre !

Bref... Personne n'est parfait !

*
*     *

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(*) Non ce n'est pas une faute, le jeu de mot est volontaire


Tais-toi Léonard !
13 octobre 2011

Après paroles blessantes et offensantes vis-à-vis des victimes du SIDA (en désignant cette maladie comme « une forme de justice immanente ») et des homosexuels (qu'il considère comme des gens « anormaux »), après s'être fait remarquer en dévoilant ses idées dépassés en matière de préservatif, d'avortement ou d'euthanasie, voici que André Joseph Léonard, primat(e) de Belgique, s'en prend à présent aux divorcés, qui il refuse de voir enseigner la religion ou exercer une fonction de direction dans l’enseignement catholique.

Les réactions ne se sont heureusement pas fait attendre de la part du Collège des directeurs de l’enseignement fondamental catholique, du Secrétariat général de l’enseignement catholique, des associations de parents ou encore du Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme, qui perçoivent ces propos délirants du représentant de l'Eglise catholique comme une nouvelle incitation à la discrimination, et plus particulièrement à la discrimination à l’embauche, alors qu'un cadre légal garantit pourtant une distinction claire entre les vies privée et publique.

Quant au Centre d'Action Laïque (CAL), il s'insurge contre ces propos insupportables et se joint à la cause des catholiques indignés. Le CAL ne manque bien évidemment pas de dénoncer cette « nouvelle intrusion de l'Eglise dans la vie privée des personnes et dans l'organisation de la société », immixtion d'autant plus intolérable que, comme il fait peut-être bien de le rappeler, « l'enseignement catholique est subventionné à 100% par les pouvoirs publics et que nous ne sommes plus sous le régime concordataire du XIXème siècle ».

Le CAL affirme enfin son soutien aux enseignants offensés « ainsi qu'à tous ceux qui, dans la société, pourraient être victimes de discriminations à l'embauche pour des motifs liés à leur état civil, à leur origine, à leurs opinions et à leur orientation sexuelle - sujet sur lequel le clergé belge n'a du reste de leçons à donner à personne ».

Bien envoyé !

Certains propos politiques racistes, haineux, révisionnistes, etc... sont condamnables. Il serait grand temps d'y intégrer les propos discriminatoires et offensants des fanas religieux (de tous bords).

Léonard, voici deux citations choisies spécialement pour toi.

Lis - Médite - et surtout... Tais-toi !

« De tous ceux qui n'ont rien à dire,
les plus agréables sont ceux qui se taisent. »

Coluche

« Mieux vaut rester silencieux et passer pour un imbécile
que parler et n'en laisser aucun doute. »

Abraham Lincoln



Laïcité… un combat désormais d’extrême-droite ?
4 octobre 2011

Lu, en finale de l'article Elisabeth Badinter : interview et complément

« [...]
Quels sont, selon vous, les combats à mener les prochaines années ?

En dehors de Marine Le Pen, plus personne ne défend la laïcité... Au sein de la gauche, le combat a été complètement abandonné, si ce n’est par Manuel Vals. La gauche a laissé s’installer l’équation suivante : défense de la laïcité égal racisme. Cela est tragique.
[...]
Marine Le Pen n'est pas laïque. Elle a mis la main sur un mot, laïcité, mais elle reste étrangère au combat laïque. Sa laïcité à deux vitesses ne s'appliquerait qu'aux seuls musulmans.

Elle veut supprimer totalement l'islam et les musulmans de l'espace public.
[...] 
»

Réfléchissez !

"Au sein de la gauche, le combat a été complètement abandonné,..."

Il s'agit ici de la gauche "française", mais... la situation est-elle différente en Belgique ?

Où trouvons-nous encore un véritable combat laïque dans les discours et, surtout, dans les actions de nos élus ou candidats socialistes ?

Et chez nos libéraux ? Et chez nos écolos ? Et chez nos chrétiens auto-requalifiés d'humanistes par souci de "marketing" politique ?

Où... sinon dans les discours des candidats d'extrême-droite ou populistes ?

FN - VB - PP... ce n'est que dans les tracts et "toutes-boîtes" de ces partis que j'ai trouvé le mot "Laïcité" !

"Elle veut supprimer totalement l'islam et les musulmans de l'espace public..."

Ben... pourquoi-pas ? Mais pourquoi seulement eux et pas les autres fanatiques religieux également ?

Toutes ces fanatiques & intégristes religieux ne sont-ils pas les principaux détracteurs, opposants, pourfendeurs de la laïcité ?

Le combat laïque doit-il uniquement se préoccuper de la menace "calotine" et non des autres menaces que constituent les autres courants religieux ?

Se préoccupe t'on d'ailleurs encore vraiment de l'émergence des nouvelles troupes de militants catholiques ?

Non !

La gauche, comme les autres partis "démocratiques" (ce mot qui, fort malheureusement, rime actuellement si bien avec "des mots gratuits"), ne se préoccupent plus de la laïcité.

Les religieux, quels qu'ils soient, devenant plus nombreux... mieux vaut ne pas vexer ces électeurs potentiels. Et ce n'est pas le socialo-laïco-musulmo Flupke Moureaux qui pourrait honnêtement prétendre le contraire !

Celà vous gêne que l'extrême-droite récupère les discours laïques abandonnés par les autres partis ?

Pourquoi alors avez-vous donc abandonné ce combat ? Par lâcheté ? Par arrivisme ? Par souci de préserver votre pouvoir ? Par souci de suivre la mode de la "nouvelle vague bien-pensante" mystico-religieuse ?

Vous tous, représentants et militants de nos partis "démocratiques", autrefois défenseurs de la laïcité, mais devenus à présent les moutons dociles des nouveaux bergers religieux, je vous invite à oser vous regarder dans votre miroir et de laisser votre conscience, votre seule juge, vous regarder dans les yeux et scruter vos coeurs et vos esprits !

Puisse votre reflet éprouver de la compassion et ne pas vous tourner le dos !