Cogitations

Cupidon n’est point un ange…
dimanche 4 octobre 2015 à 16 h 20 min



Il y a quelques temps déjà, alors que nous discutions entre amis autour d'une bonne table au sujet des divers troubles psychiques et autres pathologies mentales susceptibles de s'abattre sur chacun d'entre nous, tôt ou tard, sans prévenir, et d'affecter notre faculté de pensée, d'influencer notre comportement, de nous pourrir la vie, nous nous sommes demandés, pour chacun d'entre nous, quelle était à notre avis la pire de toutes les maladies mentales.

Après quelques secondes de réflexion le premier répondit "la dépression", le second "la paranoïa", pour le troisième il s'agissait de "la schizophrénie", "le fanatisme" pour un autre... puis, enfin, vint mon tour...

Je revois encore le même étonnement, un peu hébété, dans leurs regards tournés vers moi alors que ces quelques mots venait de franchir, à voix basse, le seuil de mes lèvres : "Pour moi, aucun doute... c'est l'amour !".

Etonnement muet, échanges de regards interloqués, changement de sujet de discussion... un peu comme si je venais de prononcer le mot interdit, le mot maudit, comme si je venais de nommer celui dont on ne peut prononcer le nom... d'évoquer - ou d'invoquer - un terrible fléaux... un sujet tabou !

Je me souviens de mes amis, me dévisageant avec ce brin de compassion dans le regard... comme si, brusquement, ils venaient d'apprendre, de comprendre, le terrible cancer qui me ronge.

J'ignore encore la véritable raison d'une telle commune réaction.
Probablement que la sincérité qui se dégageait de ma réponse, ou que l'intonation avec laquelle je l'avais prononcée, les avait quelque peu perturbés, ce que je peux comprendre.

Considérer l'amour comme une pathologie mentale, comme une maladie, équivaut en effet pour d'aucuns à une certaine forme d'hérésie.

Partout, l'amour est glorifié, encensé, louangé, vénéré... Pourtant, il s'agit bien d'une maladie mentale aux effets ravageurs.
C'est donc un peu comme si on vénérait la peste ou le choléra !

L'amour nous fait perdre la tête. L'amour rend fou, l'amour rend muet... ou trop bavard.
L'amour nous fait mentir, ou faire des promesses qu'on ne pourra jamais tenir, qu'on regrette parfois aussitôt les avoir prononcées...
L'amour fait perdre la raison, il perturbe nos sens.

Prêtant sa voix à Louis Aragon, Jean Ferrat nous le chantait déjà ...

"Aimer à perdre la raison ,
Aimer à n'en savoir que dire "...

Yves Dessca semblait lui aussi très bien la connaître, cette maladie d'amour, lorsqu'il composa les paroles de cette chanson interprétée par Michel Sardou...

"Elle court, elle court, la maladie d'amour...
Elle fait parfois souffrir tout le long d'une vie...
Mais le plus douloureux, c'est quand on en guérit."

"Mais le plus douloureux... " ... car en effet, s'il procure parfois du plaisir, l'amour fait aussi - et surtout - souffrir ses victimes.... parfois très longtemps... tout le long d'une vie.

L'amour, on en souffre avant, pendant et après...

L'amour est la seule maladie qui fait déjà souffrir avant même qu'on ne la contracte...
On souffre alors du manque d'amour, de son absence.

L'amour fait aussi souffrir "pendant". A peine cette pathologie contractée qu'elle s'enracine dans notre esprit et le torture.
Qu'elle n'ait pas encore pu contaminer l'autre, la personne aimée, ou que celle-ci soit immunisée ... la maladie d'amour se fait bien sentir...
Qu'elle ait a contrario contaminé les deux parties, la souffrance provoquée par l'amour survient dès la moindre séparation, même temporaire et de courte durée.

Trop partagée, trop dispersée, la maladie d'amour instille sa souffrance telle un poison nommé jalousie.

La maladie Amour se fait enfin sentir comme telle "après"... quand on en guérit ou quand l'autre en guérit.

L'amour est pure souffrance avant, pendant et après.

Mais c'est pendant et après que la souffrance atteint son paroxysme, lorsque l'amour sévit sous sa forme unilatérale.
L'amour à sens unique, sans réciprocité, qu'il soit non partagé ou simplement gardé secret, caché, non révélé... ou perdu... voici bien la souche la plus pernicieuse, la plus atroce, la plus horrible de cette maladie.

C'est contractée sous cette forme que cette terrible maladie est la plus douloureuse.
On en ressent les effets même physiquement, là dans notre estomac... tel un ulcère, tel un volcan prêt à entrer en éruption et à déverser en nous sa lave brûlante et à dissoudre notre esprit, nos pensées, nos joies passées en un magma immonde en perpétuelle fusion.

Contractée sous cette forme, la maladie Amour est incurable. On n'en guérit jamais totalement.
On peut même en mourir... L'amour est une pathologie mentale douloureuse et parfois létale.

L'amour est une maladie aux effets ravageurs et extrêmement contagieuse. C'est une pandémie morbide.

Cupidon n'est pas un ange, mais un vrai démon !
Les flèches qu'il nous décoche infligent des blessures éternelles, des plaies extrêmement douloureuses et à jamais béantes.
Elles ne cicatrisent jamais totalement et nous torturent parfois jusqu'à notre mort.

Non... Cupidon n'est pas un ange, mais peut-être bien le pire, le plus sadique des démons.



Cupidon n'est point un ange
Et ses ailes ne sont point blanches.
Elles ont la noirceur du charbon,
De celui d'où naissent les démons.

Prenez bien garde à vos coeurs
Ils sont le gibier de ce chasseur.
Ses flèches sont imprégnées d'un poison
Qui vous fera perdre la raison.

Leurs blessures sont douloureuses
Et leurs victimes bien malheureuses
Connaissent l'éternelle souffrance.
L'amour transperce comme mille lances.

Les coeurs atteints saignent à jamais,
S'assèchent tels d'anciens marais
Sous l'effet d'un soleil trop brûlant
Arides, vidés de leurs larmes de sang.

L'amour, ce poison, cette épidémie
Chaque jour récolte son lot de vies,
Viciant les pensées, rongeant les esprits,
Y semant désespoir, peine et dépit.

Prédateur ne dormant jamais
Toujours à l'affût, aux aguets,
Son arc bandé en permanence,
Non, Cupidon n'est point un ange.

(HèmPé)





Fabiola, si pieuse, si vertueuse… oui mais !
lundi 15 décembre 2014 à 15 h 39 min

La Belgique est en deuil...

On finira par le savoir, depuis des jours qu'on nous rabat les oreilles avec ça !
Des jours entiers qu'on ne cesse de nous dresser un portrait pour le moins "idéalisé" de cette grande dame, symbole de piété et de vertu... grande Reine de "tous" les Belges, enfin... surtout des catholiques !

Il ne faudrait tout de même pas oublier que, en bonne chrétienne catholique qu'elle était, elle était également une sympathisante, sinon une amie, du tristement célèbre dictateur espagnol Franco !
Mais cela.... on n'aime pas trop le rappeler en ces jours de deuil national.

Pourtant, depuis quelques temps, on ne se prive pas de rappeler (à juste titre d'ailleurs) les sympathies pour l'extrême-droite de nos nouveaux sministres Jan Jambon & Theo Francken pour l'extrême-droite .... mais lorsqu'il s'agit de la celle qu'avait Fabiola pour cette crapule de Franco... on occulte, comme si la mort effaçait toutes nos fautes et erreurs passées...

Je m'interroge donc : s'ils venaient à disparaître aujourd'hui, Jan Jambon & Theo Francken deviendraient-ils également subitement de "regrettés et respectables grands hommes"?

Excepté dans l'esprit pollué de quelques fanatiques attardés néo-nazis ou autres, Hitler, Staline, Mussolini, Franco, Mobutu, Ceausescu, et toutes les autres ordures de cette même race ignobles que sont les dictateurs sont-ils devenus "de regrettés grands hommes respectables" depuis leur disparition ?

Oui... bon.... je sais bien que Fabiola n'était certes pas issue du même "moule"....
N'empêche que ses liens amicaux avec le Caudillo et sa famille ne sont plus à démontrer ce qui, à mes yeux, devrait suffire à justifier que sa respectabilité en soit quelque peu entachée !

Alors, en ces jours de deuil national, si je peux aisément comprendre qu'on ne s'attarde pas trop sur cette facette de la vie de feu la Reine Fabiola, je trouve néanmoins regrettable que l'on en vienne à quasiment l'occulter et ainsi falsifier la vérité !

Qui crache contre le vent est par lui-même souillé... qu'il soit mendiant, roi... ou reine !

Plus d'infos à ce sujet :

La face obscure de la reine blanche

Fabiola & Baudouin... bingo pour Franco



Mme Franco & Fabiola



De la responsabilité de nos actes…
vendredi 10 octobre 2014 à 11 h 14 min


Méditons quelque peu quant à la responsabilité de nos actes... et de leurs conséquences :

«Fais chacun de tes actes comme si c'était le dernier de ta vie.»
Marc-Aurèle

«Nos actes nous suivent.»
Paul Bourget

«Nos actes ne sont éphémères qu'en apparence.
Leurs répercussions se prolongent parfois pendant des siècles.
La vie du présent tisse celle de l'avenir.»

Gustave Le Bon
Extrait de "Hier et Demain"

«L'eau renversée est difficile à rattraper.»
Proverbe chinois




Nos choix, nos actes…
mardi 22 juillet 2014 à 15 h 13 min

On naît blanc, noir ou autre, on ne le devient pas... qu'importe !

On naît garçon ou fille, on ne le devient pas... qu'importe !

On ne naît pas chrétien, musulman ou autre, on le devient ...ou pas ... qu'importe !

On peut naître la nuit puis répandre la lumière.

On peut naître le jour, puis semer les ténèbres.

On ne naît pas bon ou mauvais, mais on le devient.

On ne naît pas oppresseur, mais on le devient...

On peut naître oppressé et le rester,

Ou relever la tête et se révolter.

On peut naître libre puis finir en esclave,

Ou se rebeller et vivre ou mourir en homme libre.

Qu'importe notre naissance, notre couleur, notre sexe, notre langue,

Ne comptent que nos chemins et nos choix.

Ne comptent que nos actes et leurs conséquences.

Assumons les avec honneur jusqu'au bout de notre route,

Même si le vent semé doit nous faire affronter la tempête !






A méditer !
mercredi 11 juin 2014 à 17 h 47 min