Archive pour décembre 2012

De folles choses…
lundi 31 décembre 2012 à 13 h 11 min


« Ô mes pauvres amis,
si la vie est courte et la mort éternelle,
réveillons-nous et allons hop !
Allons faire des choses folles et héroïques. »


Manuel da Fonseca



Malaise
vendredi 28 décembre 2012 à 10 h 30 min

Il y a quelque temps, une amie de ma mère est venue lui apporter une caisse de vieux bouquins dont elle n’avait plus usage.
Certains ont retenu mon attention et contribuent à orner ma bibliothèque.

Parmi eux, un livre intitulé :

« Annuaire de la société des études juives - troisième année. »

Comme à mon habitude, j’ai commencé par parcourir rapidement l’introduction et la conclusion.

C’est a ce moment que j’ai ressenti ... un malaise.

Le dernier chapitre de cet ouvrage traite des origines et des causes de l’antisémitisme et je vous livre ci-après quelques extraits de sa conclusion...

« ... on ne peut nier que la persécution (des juifs), en traversant les siècles, ait suivi une gradation sans cesse descendante.
L’ignorance diminue insensiblement, les lumières se répandent, les moeurs s’adoucissent...

...L’histoire du passé et les idées du présent démontrent qu’une telle entreprise (une alliance internationale antisémite) ne peut pas se réaliser.
...
Une ligue internationale de l’intolérance au nom des intérêts dogmatiques est impossible, parce que le fanatisme religieux est mort.
...
Une ligue internationale de l’intolérance enfin est impossible au nom des intérêts politiques, parce qu’il est des peuples nombreux, grands et petits,..., tous égaux par leur respect de la justice et de la conscience qui, jamais n’effaceront de leurs constitutions les droits de l’homme et du citoyen.  »

C’est sur ces derniers mots que se termine ce vieux livre édité en 1884.

Ce sont ces mots qui clôturent le texte de la conférence faite à la société des études juives par M. E. Aristide ASTRUC, grand rabbin honoraire de Belgique, le 26 janvier 1884.

L’humanité aurait-elle donc tellement régressé depuis 1884 ?

Il est vrai que Hitler ne devait voir le jour que 5 ans plus tard.

En lisant ces lignes remplies d’espoir, tout en connaissant la suite, le malaise s’est installé en mon esprit.

Depuis que j’ai l’âge de raison, combien de fois n’ais-je pas entendu affirmer que, suite à la seconde guerre mondiale, les hommes avaient compris la leçon et que de telles atrocités ne pourraient jamais plus se reproduire... que l’humanité avait fait de grands progrès depuis lors...

Puis...

Puis il y eut d’autres guerres, d’autres massacres, d’autres génocides, d’autres attentats, d’autres fanatismes,...

Comme j’aime à le dire, je n’ai jamais eu foi en dieu et j’ai peu à peu perdu celle que j’avais en l’humanité.

Malaise...quand tu nous tiens !